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Comment réussir à s’affirmer sans être ni hérisson ni paillasson ?

5 conseils pour oser s’affirmer

Oser s’affirmer est une qualité indispensable à acquérir car elle permet de s’accepter et de se faire respecter en sachant poser ses propres limites, en douceur, dans tous les domaines de sa vie. Oui, oui, tu as bien lu. J’ai employé le mot douceur pour parler d’un sujet qui pour beaucoup représente un combat, une lutte de chaque instant, alors qu’en réalité ça ne devrait pas l’être. Si tu penses qu’il est difficile d’oser être toi-même sans tomber dans le piège de l’agressivité ou à l’inverse de la passivité, ces 5 conseils sont pour toi.

1. Évite de te comparer et de t’auto-juger en permanence.

Je suis quasi sûre que nous avons toutes déjà participé à une conversation de groupe, que ce soit dans le milieu professionnel ou personnel, dans laquelle nous n’avons pas osé affirmer nos opinions. Je me souviens par exemple avoir participé un jour à un groupe de lecture dans lequel des personnalités fortes s’exprimaient, n’hésitant pas à étaler leur savoir sur un sujet que je maîtrisais peu. J’essayais toutefois d’exposer mes idées et de donner mon avis, jusqu’à ce qu’une des personnes parle d’un de mes romans préférés (‘Ensemble, c’est tout’ de Anna Gavalda) en le qualifiant de roman de gare. Je me suis vue ne pas oser réagir, mal à l’aise, prise soudain de doute sur mon propre jugement.

Que s’est-il passé en moi à ce moment là ? Pourquoi n’ai-je pas osé dire ce que je pensais réellement ? Parce qu’en me comparant à l’autre personne, je me suis laissée envahir par les pensées négatives de l’auto-jugement : elle en sait plus que moi, mes lectures sont vraiment différentes des siennes, je ne suis sans doute pas à la hauteur, et si finalement elle avait raison… J’ai, l’espace d’un moment, presque culpabilisé d’aimer ce style littéraire. Tu le sens là le syndrome de l’imposteur, ce satané manque de confiance en soi qui est à l’affût de la moindre occasion pour pointer le bout de son nez. Alors qu’en réalité, j’aurais simplement pu expliquer que j’avais pour ma part adoré ce roman parce qu’il traite avec beaucoup de sensibilité de valeurs importantes à mes yeux : entraide, solidarité, écoute bienveillante, amitiés solides… Ça m’aurait épargné le regret de n’avoir pas osé me faire entendre, de n’avoir pas osé exposer mes idées qui sont toutes aussi valables que celles des autres.

2. Affronte tes peurs.

Les peurs sont bien souvent la cause principale de notre incapacité à oser dire ouvertement ce que l’on pense : peur du jugement, d’échouer, de décevoir, de se tromper, de blesser… Si tu prends le temps de les analyser, tu te rends vite compte qu’elles correspondent quasi toutes à des croyances limitantes que tu t’es toi-même imposées en fonction de ton vécu, ou qui t’ont été transmises par ton éducation et l’environnement dans lequel tu évolues.

Si par exemple tu as été élevée dans un milieu où l’on te dévalorisait en permanence, le regard des autres sur ce que tu fais et ce que tu es sera très important pour toi. Tu tenteras par tous les moyens de te conformer aux attentes de tes interlocuteurs, souvent au détriment des tiennes, pour éviter les critiques négatives qui pourraient réveiller tes blessures passées.
Ou encore si tu n’oses pas parler à tes proches du projet qui te fait vibrer et dans lequel tu aimerais te lancer, c’est probablement qu’au lieu de visualiser ta réussite et la fierté dans les yeux de ceux que tu aimes, tu envisages l’échec et son lot de déceptions qui selon toi terniraient ton image.

tu es ta propre limite
Dans les deux cas, c’est la projection de tes propres peurs sur les autres qui te paralyse et t’empêche d’oser être toi. Le fait de prendre conscience de ce mécanisme permet de désamorcer la charge émotionnelle qu’il contient et d’observer tes peurs de manière factuelle. Si l’on reprend les deux exemples cités plus haut, que risques-tu réellement à adopter un point de vue différent des autres si c’est fait avec respect et bienveillance ? Penses-tu vraiment que tes proches pourraient te reprocher d’avoir le courage de vivre tes rêves ? Selon toi, préféreraient-t-ils te voir t’éteindre petit à petit ou au contraire te voir épanouie et heureuse ?

La peur fait partie de toi. Elle ne te quittera sans doute jamais mais l’importance que tu lui accordes fera toute la différence. C’est en osant te confronter à elle régulièrement qu’elle perdra progressivement de son intensité pour laisser place à un moteur bien plus puissant : l’affirmation de soi.

3. Ose sortir de ta zone de confort.

A ce stade, tu te demandes sans doute comment faire concrètement pour que tes peurs ne dirigent plus ta vie ? Je te conseille d’apprendre à les apprivoiser petit à petit. Dans un premier temps, repère toutes les situations qui génèrent de l’inconfort pour toi. C’est bien souvent celles que tu évites : parler en public, oser dire non, aborder un inconnu pour lui demander un renseignement, dîner seule au restaurant, participer à un jeu de mimes entre amis… Une fois toutes les situations listées, choisis-en quelques unes que tu vas transformer en défi progressif. Si on prend l’exemple de la prise de parole en public, fixe-toi d’abord comme objectif d’intervenir dans un petit groupe. La première fois, tu vas sans doute avoir peur mais au fur et à mesure des répétitions, tu vas t’apercevoir que c’est de plus en plus facile de vaincre ta timidité. Tu vas alors prendre confiance en toi et tu seras ensuite capable de t’exprimer aisément face à une plus grande assemblée.

En sortant de ta zone de confort, tu vas te découvrir des ressources insoupçonnées qui t’apporteront beaucoup de satisfaction. Pense à t’accorder un temps d’apprentissage pendant lequel tout ne sera pas parfait. Au début, il y aura sans doute quelques maladresses mais elles disparaîtront bien vite avec l’habitude.

n’arrête jamais d’explorer

Au fait, j’ai une question pour toi : qu’as-tu fait de nouveaux ces 30 derniers jours ? Si la réponse est rien, il serait bien d’envisager une petite sortie de zone de confort.

4. Affirme tes opinions et assume tes choix.

Pars du principe que toi seule sais ce qui est bon pour toi. Souviens-toi toujours que savoir dire non à l’autre, c’est te dire oui et donc te respecter. Si dans ta vie professionnelle ou personnelle on te demande de faire quelque chose qui ne te correspond pas, exprime le sans crainte et sans agressivité. Je suis intimement convaincue que les messages sont bien mieux compris s’ils sont véhiculés en douceur (mais avec fermeté) plutôt que par la force. On ne pourra jamais te reprocher d’affirmer clairement ta personnalité si c’est fait de manière constructive et bienveillante, c’est à dire dans le respect de toi-même et de tes interlocuteurs.

Dis-toi aussi qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. Le choix que tu fais à un instant T, s’il est guidé par tes besoins et désirs et non par ceux des autres, te sera forcément bénéfique. Tu peux bien sûr prendre conseil auprès de personnes de confiance, mais au final, la décision t’appartient. Un bon indicateur pour savoir si c’est juste pour toi, c’est d’être à l’écoute de tes ressentis corporels. Lorsque plusieurs options s’offrent à toi, prends le temps de fermer les yeux et d’évoquer mentalement chacune d’elles en observant ce qui se passe dans ton corps. Si tu ressens une contraction, une boule au ventre, ton cœur qui se serre… ce n’est pas la bonne option. Si au contraire ton cœur vibre alors n’hésite pas ! Renforce ta confiance en toi en osant t’exprimer.

5. Crois en toi.

crois en toi

Tu ne seras crédible que si tu oses aller vers les autres et t’exprimer avec conviction. Si tu ne crois pas en ce que tu dis, personne n’y croira. Ça suppose d’avoir une bonne connaissance de soi pour identifier les qualités qui te sont propres sur lesquelles tu peux t’appuyer pour être à l’aise, mais pas que. Je pense aussi que c’est une question d’état d’esprit. Plus tu vas croire en ce que tu fais et en ce que tu es, plus tu auras confiance en toi et plus tu dégageras de charisme. Tu seras alors écoutée, entendue et tu mettras toutes les chances de ton côté pour être comprise.

En sophrologie, j’utilise beaucoup la pensée positive pour travailler l’état d’esprit. Voici l’exercice que je te propose : installe-toi confortablement dans un endroit calme où tu ne seras pas dérangée. Ferme les yeux et concentre-toi un instant sur ta respiration pour calmer le flot de tes pensées. Visualise-toi ensuite face à la personne que tu veux convaincre ou à qui tu veux dire non. Déroule mentalement la conversation telle que tu souhaiterais qu’elle se passe, avec tes propres arguments et bien sûr une issue favorable pour toi. Ressens les émotions positives que cette réussite te procure comme si tu la vivais réellement : joie, fierté… Tu vas ainsi semer à l’intérieur de toi une petite graine de confiance en soi que tu vas cultiver intérieurement au fur et à mesure de ta pratique et qui se transformera en une magnifique fleur de ton choix.

Pour conclure, j’aimerais te dire que plus tu vas oser t’affirmer et plus tu vas prendre ta place. Ça ne sera probablement pas toujours simple, mais dis-toi qu’à la clé il y aura les compliments, l’estime de soi, l’épanouissement… Alors ne t’excuse plus jamais d’exister, au contraire sois fière de toi car tu es unique et cela fait de toi un être d’une grande valeur.

Au fait, que vas-tu faire demain pour sortir de ta zone de confort ?

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